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Une section où la rédaction et la réflexion sont à l’honneur.

Entretien avec Phyllis Lambert

Rencontrer Phyllis Lambert, dans l’antre du Centre canadien d’architecture (CCA), c’est à la fois mythique et quasi mystique. Phyllis Lambert est une femme remarquable. Elle a forgé une partie du Montréal visible et pérenne, mais aussi du Montréal invisible : celui qui n’a pas vu le jour, et ce, grâce à plusieurs initiatives ayant mené à la protection de son riche patrimoine. Cette rencontre a été publiée dans le magazine Forces, sous le titre Phyllis Lambert, un héritage pour Montréal. Un billet de blogue? Plutôt un entretien, privilégié.

> Entrevue avec Phyllis Lambert

Entrevue – La librairie francophone

Participer à une émission de radio diffusée dans toute la francophonie, c’est intimidant et grisant. Pour moi, cette émission animée avec brio par Emmanuel Khérad est un rituel hebdomadaire. Se retrouver en studio, c’est la traversée du miroir, qui s’amorce par la rencontre d’une formidable équipe. Les appréhensions laissent place à la surprise au moment où la France (FranceInter), la Belgique (RTBF), la Suisse (RTS) et le Canada (ICI Radio-Canada Première) partagent une critique unanime. Sortir du studio en état de flottement.

> Entrevue et critiques des radios publiques francophones, à la 43e minute

Le communiqué de presse est-il toujours pertinent?

Adieu communiqué de presse? Au contraire. On peut même en faire le cœur de notre histoire, surtout si son contenu est précis, informatif et captivant. Comme rédacteur pigiste, j’estime avoir écrit, traduit ou amélioré près de 1000 communiqués, pour des agences et des entreprises aux profils diversifiés, de l’atelier artisanal à la multinationale, du ministère à la commission scolaire.

En mode promotion ou gestion de crise, le cadre narratif d’un communiqué permet d’en faire la matrice de contenu idéale à multiplier et à propager dans l’espace numérique. Oui, y compris dans les médias sociaux. On franchit donc rapidement la frontière du simple courriel transmis aux journalistes et aux blogueurs.

Dans ce billet de blogue, j’explique pourquoi je vois le communiqué de presse comme un outil encore très performant, pourvu qu’on sache exploiter son plein potentiel de contenu.

J’approfondis le sujet ici

Finaliste au Prix du récit, Radio-Canada

Écrire une nouvelle extraite d’une histoire réelle et personnelle, c’est un terrain de jeu amusant. Surtout si c’est pour partager le récit d’une quête, ici celle d’une casquette d’amiral, dans le but de l’offrir en cadeau à son grand-père. Une quête parsemée d’embûches, mais aussi, d’un souvenir heureux. Être présélectionné est un honneur, se retrouver boursier et finaliste, un bonheur. Perdre le grand prix, c’est bon pour l’ego!

Le récit Grand-père et capitaine est ici

Rendre le béton attrayant : un solide défi

En rédaction, je carbure avant tout aux défis. Rédiger des textes pour de grandes sociétés, des discours pour des politicien(ne)s, du contenu web ou d’exposition, exige écoute, polyvalence et rigueur, mais aussi de l’ouverture et une connexion quotidienne avec les tendances et l’actualité. Appliquer ces mêmes qualités pour des petites entreprises en croissance, c’est un cadeau. J’apprends beaucoup des entrepreneur(e)s, car ces femmes et ces hommes ont un lien direct et privilégié avec celles et ceux qui s’identifient à leur histoire.

AtelierB conçoit et fabrique des produits de béton haut de gamme. Chouette d’avoir pu rédiger « L’art du béton contemporain » ou encore « La conciliation de l’esprit punk londonien de la deuxième moitié des années 1970 et du film Pretty in Pink mettant en vedette Molly Ringwald pourrait avoir un lien avec la création de la table Pink Punk », en parlant d’une table de tennis sur table!

Explorez le site AtelierB

Taylor Swift + Apple = contenu exponentiel

À titre de formateur au Campus Infopresse, je partage parfois mes observations sur le site de nouvelles et d’opinions d’Infopresse. Ici, un billet intitulé Quand Taylor Swift fait céder Apple, où je réponds aux questions de la journaliste Justine Pierrot. Cet article a été populaire. Pourquoi? Parce qu’au rayon du contenu, mixer le nom et la photo d’une star mondiale, additionner un titre accrocheur impliquant une société emblématique, puis mettre en lumière une trame conflictuelle entre ces deux géants, c’est la recette d’un espace narratif profitable.

> Entrevue dans Infopresse ici

Recevoir un prix à Paris

C’est une expérience un peu surréaliste que celle de se retrouver à Paris, pour y cueillir un prix et une bourse. C’est ce qui s’est produit au printemps 2017, alors que j’ai eu l’agréable surprise de recevoir le prix du premier roman francophone, remis par l’ADELF-AMOPA, soit l’Association des écrivains de langue française et l’Association des membres de l’ordre des palmes académiques (rien de moins!).

L’événement s’est déroulé dans les bureaux de l’Organisation internationale de la francophonie, avec un mélange de décorum et de tonalité bon-enfant, entre autres en présence de mon éditrice et de ma fille, par hasard de passage à Paris au même moment. On en profite pour rouler en Vélib dans Paris durant quelques jours, l’espace de balades et de visites.

La cérémonie était émouvante : on y découvrait des voix issues de plusieurs pays francophones. Des heures mémorables, un peu étranges (je me croyais dans un film comportant une scène de remise de prix), ponctuées de trop brèves rencontres multigénérationnelles, interculturelles, en compagnie de personnes formidables, généreuses, qui ont les mots, le souci de les porter et de les voir se transporter. Je pense, entre autres, à Marie-Neige Berthet et à Jacques Chevrier.

On me demande parfois ce que je préfère entre rédacteur professionnel et bricoleur d’histoires : j’aime et respecte autant ces deux univers, compatibles et complémentaires. Chaque rayon alimente l’autre, accueille la discipline, la rigueur, la couleur. Pourvu que ça se fasse dans le plaisir et l’enthousiasme!

Les insolences linguistiques d’Anne-Marie Beaudoin-Bégin : oui, tout se dit

« Bon matin! » Selon certains, cette expression ne se dit pas. La linguiste Anne-Marie Beaudoin-Bégin questionne : au nom de quoi? Qui décide? Elle craint qu’à force de jouer la police de la langue entre ce qui « se dit » et « ne se dit pas », on risque de complexer plusieurs personnes… qui pourraient choisir de se taire, ou encore de privilégier l’anglais.

Sa réflexion est un coup de cœur, ouvrant grandes les fenêtres pour qu’entre la lumière dans une pièce un peu poussiéreuse. « On veut nous faire parler un français qui n’existe pas », résume celle qui, en 2015, publiait La langue rapaillée : comment combattre l’insécurité linguistique des Québécois, ouvrage préfacé par Samuel Archibald. Il affirme que ce livre fait « retrouver l’envie d’écrire et l’usage de la parole ».

> Mon entrevue avec Anne-Marie Beaudoin-Bégin

Un roman sans angoisse

Malgré son titre, mon roman L’angoisse du paradis, publié chez Éditions Marchand de feuilles, n’a rien d’angoissant. C’est un terrain de jeu pour l’imaginaire, ponctué de quelques réflexions sociales. J’ai bien aimé la critique de Chantal Fontaine, dans la revue Les libraires :

« Yann Fortier nous transporte en Russie au début des années 40, avec le jeune Ivan Zolotov, enfant choyé parmi un peuple essoufflé. Si la vie de ce dernier est marquée par des événements particuliers, parfois graves et souvent loufoques, c’est pourtant avec un étrange détachement qu’il traverse le temps […]. L’angoisse du paradis s’avère une mosaïque délicieusement absurde, fabuleusement intelligente, servie par une plume intimiste et généreuse, aux accents déjantés. Un plaisir de lecture, rafraîchissant. »